Nourrir l’avenir d’un regard sur le passé

Tous les acteurs du domaine des médias directionnels sont dorénavant au courant de la fermeture de TMP. Si un tel bouleversement n’est pas souhaitable pour notre industrie, il ne l’est pas davantage pour les employés de TMP qui auront à réorienter leur carrière, ni pour ses clients, forcés de dénicher une autre agence capable de répondre à leurs besoins, ni pour les éditeurs, qui devront s’assurer d’être rétribués pour le placement déjà réservé des clients de TMP.

Mais je pense que le plus grand perdant dans l’histoire, c’est tout le secteur des annuaires imprimés. Nous venons de perdre non seulement un compétiteur féroce, mais un chef de file du domaine, un joueur majeur doté d’une grande créativité et d’un grand sens de l’innovation (il n’y a qu’à penser à Monster). TMP nous a forcés à nous remettre en question et à réajuster nos façons de faire, nos formations et nos tarifications, bref, à nous améliorer. La fermeture de TMP jette une ombre sur le secteur de la publicité annuaire et entretient le doute quant à sa viabilité, malgré les excellents résultats qu’il génère au chapitre du RCI, et ce, pour plusieurs rubriques que nous avons eu l’occasion de mesurer.  

Je crois sincèrement que le destin de TMP ne sera pas celui des autres agences de type « Pages Jaunes ». Nous devons maintenant poursuivre le travail d’innovation initié par TMP. Nous devons offrir le maximum à nos clients et constamment renouveler et redéfinir notre offre de services afin de rester en tête de peloton dans ce secteur ultraconcurentiel.

Que devons-nous faire?

  1. Assumer que nous sommes dans le domaine de la recherche de clients potentiels et que nous devons dorénavant les solliciter en ligne de nombreuses façons (SEM, SEO, Google Places, Facebook, Twitter, etc.) aussi bien que par la publicité annuaire. Notre univers se complexifie, et nos clients ont besoin de nous pour s’y retrouver.
  2. Nous assurer que nos solutions puissent être intégrées dans un tout cohérent et que nous parlions à nos clients dans un langage qu’ils comprendront.
  3. Documenter chacune de nos actions, et nous assurer que nos méthodes de mesure et outils soient transparents et pertinents pour nos clients.
  4. Établir des indicateurs de performance pour chaque programme, canal, véhicule publicitaire et y comparer nos résultats.
  5. Redistribuer sans attendre les budgets pour allouer plus d’argent aux canaux les plus productifs : imprimé, SEO, SEM, etc.
  6. Travailler avec les éditeurs, les opérateurs de moteurs de recherche et les responsables de sites pour bien expliquer les intérêts de nos clients afin d’aider ces derniers à atteindre leurs objectifs,
  7. Trouver le courage d’investir dans des médias en émergence pour faire bénéficier nos clients de nos apprentissages.
  8. Investir dans nos employés, car ils seront chaque jour confrontés à une foule de nouvelles notions. Leur donner la compétence de transmettre leurs connaissances à nos clients.

Groupe DAC a entrepris cette démarche il y a plus de dix ans déjà et offre à ses clients comme GE, Xerox ou Monro des programmes intégrés de marketing interactif qui représentent près de 50 % de ses activités. Cela représente bien sûr tout un défi, et chacun doit être déterminé à lutter chaque jour pour le relever, malgré les difficultés. Heureusement, les moyens pour y arriver nous sont connus : mesurer les résultats de nos actions, communiquer les résultats à nos clients et consulter les personnes compétentes et dévouées qui participeront à résoudre les problèmes. De cette façon, nous garantirons à court et à long terme notre réussite aussi bien que celle de nos clients, car les deux sont inexorablement liées.

Norm Hagarty, CEO

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