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La campagne a été diffusée. Les demandes ont commencé à affluer. Les ventes n’ont pas atteint la cible. Qu’est-ce qui s’est passé? Pour les chefs du marketing qui supervisent des réseaux de franchises, de concessionnaires ou de distributeurs, la réponse peut vite se compliquer. Le marketing a peut-être réussi à susciter la demande, mais les clients potentiels se sont ensuite heurtés à une disponibilité limitée, à un suivi tardif ou à d’autres obstacles sur le terrain. À l’inverse, les ventes peuvent être bonnes dans un marché pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la campagne. La question la plus utile n’est donc pas simplement de savoir si le marketing a fonctionné. Il faut plutôt comprendre à quel moment l’occasion s’est transformée en valeur, et à quel moment elle s’est perdue. En reliant les investissements nationaux à ce qui se passe localement, les équipes marketing peuvent mieux répondre à cette question et prendre des décisions plus éclairées sur la stratégie, les médias et la répartition du budget. Pourquoi le marketing national compte toujours et quelle place accorder à l’adaptation locale National ou local? Pour une marque qui compte plusieurs points de vente, ce n’est pas le bon dilemme. Certaines décisions se prennent mieux à l’échelle nationale, d’autres au niveau local. Le modèle le plus efficace repose généralement sur une stratégie centralisée qui donne une direction commune au réseau, tout en laissant une marge de manœuvre encadrée selon les occasions propres à chaque marché. Le marketing national apporte une portée, une cohérence et des apprentissages communs que chaque établissement aurait du mal à obtenir seul. La stratégie d’affaires et de marketing, les publics prioritaires, les concepts de campagne, la mesure, la technologie et la gestion des médias gagnent tous à reposer sur des bases communes. La centralisation permet aussi de partager les créations, les données, l’expertise spécialisée et les leçons tirées des campagnes dans l’ensemble du réseau, tout en profitant d’économies d’achat auxquelles les établissements n’auraient pas accès individuellement. Cela dit, une approche qui fonctionne à l’échelle nationale ne donnera pas nécessairement les mêmes résultats d’un marché à l’autre. La demande, la concurrence, les coûts média, le comportement des clients et la capacité opérationnelle peuvent varier considérablement d’un établissement à l’autre. Selon la situation, la marque pourrait devoir adapter : les investissements et la combinaison de médias, notamment la répartition du budget, l’intensité des campagnes et le choix des canaux le ciblage et les publics, notamment les limites géographiques et les priorités d’audience les messages et le calendrier, notamment les offres promotionnelles, les appels à l’action et les réponses aux événements locaux ou aux initiatives de la concurrence les investissements en fonction de la capacité opérationnelle, pour éviter de générer une demande qu’un établissement ne pourrait pas servir Une nuance s’impose : adapter l’approche localement ne veut pas dire laisser chaque établissement élaborer sa propre stratégie en vase clos. La souplesse locale doit s’inscrire dans un cadre convenu, avec des règles de décision et des données communes pour déterminer quand et comment ajuster l’exécution. Un cadre national cohérent peut — et devrait — mener à des décisions différentes d’un marché à l’autre lorsque les occasions le justifient. Comment relier les investissements marketing nationaux aux résultats locaux C’est là que l’analyse du seul début et de la fin du parcours client peut induire en erreur. Quand les ventes sont inférieures aux attentes, les résultats média et les revenus finaux indiquent ce qui s’est passé à deux moments du parcours, mais pas nécessairement ce qui s’est produit entre les deux. Pour une marque qui compte plusieurs établissements, le parcours pourrait ressembler à ceci : Investissement média → demande et engagement → prospect ou demande de renseignements → capacité disponible → réservation ou rendez-vous → vente → revenus Le marketing national crée ou capte une occasion, mais le réseau local doit ensuite pouvoir y répondre et la concrétiser. Pour comprendre les résultats, il faut relier les données de tout le parcours plutôt que de juger le succès uniquement à partir de ce qui s’est passé au début ou à la fin. Le marketing a-t-il généré une demande qualifiée? Commençons par le marketing. Où les investissements ont-ils été déployés? Quels établissements et quels territoires de desserte ont été exposés? Et surtout, ces investissements ont-ils suscité une demande réelle? Une hausse des recherches liées à la marque, du trafic sur le site, des appels, des visites en magasin ou des demandes de renseignements peut indiquer que le marketing fait son travail. Le volume ne dit toutefois pas tout. Il faut aussi déterminer si la demande est réellement attribuable aux efforts déployés et si l’intérêt accru s’est traduit par des prospects sérieux qu’on peut joindre. La qualité des prospects peut également varier beaucoup selon le marché, le canal ou la campagne. L’intérêt accru a mené à des prospects sérieux qu’on peut joindre. Le réseau local pouvait-il répondre à cette demande? La demande ne crée de valeur que si l’entreprise est en mesure d’y répondre. Les rendez-vous, les produits, le personnel et les services étaient-ils vraiment disponibles? En combien de temps les clients pouvaient-ils réserver ou obtenir une réponse? C’est ici qu’une campagne qui semble réussir du point de vue média peut se heurter à des difficultés. Le marketing suscite peut-être beaucoup d’intérêt, mais si les clients doivent attendre longtemps, si les stocks sont limités ou si le suivi tarde, cette demande pourrait ne jamais se traduire en revenus. La capacité opérationnelle doit donc faire partie de l’analyse des résultats. Repérer les établissements où la demande dépasse l’offre aide la marque à éviter d’accroître ses investissements dans des marchés où la publicité supplémentaire risque peu de générer des revenus additionnels. Cette occasion s’est-elle traduite en revenus? Enfin, qu’est-il advenu des occasions auxquelles l’entreprise pouvait répondre? À quelle vitesse les demandes de renseignements ont-elles été prises en charge? Quelle proportion s’est transformée en rendez-vous, en visites ou en réservations, puis en ventes? La comparaison des taux de conversion entre établissements peut révéler où des occasions de valeur se perdent. Des revenus décevants ne signifient pas automatiquement que la campagne a échoué. Le marketing a peut-être généré une demande intéressante que le manque de capacité, une faible disponibilité ou un suivi insuffisant a empêché de concrétiser. À l’inverse, de bonnes ventes locales ne prouvent pas que le marketing en est la cause : la demande existante, la saisonnalité, la maturité de l’établissement, les activités de la concurrence et d’autres facteurs d’affaires peuvent aussi jouer un rôle. L’objectif n’est pas d’exempter le marketing de ses responsabilités ni de rejeter le blâme sur les équipes locales. Il s’agit de trouver précisément où la valeur potentielle a été créée, réduite ou perdue afin que l’entreprise puisse s’attaquer au bon problème. Bâtir un cadre de mesure fiable pour tous les établissements Relier les activités marketing aux résultats locaux n’est possible que si tous les établissements sont mesurés de la même façon. Si l’un parle de prospects et l’autre de demandes de renseignements pour désigner la même interaction, les comparaisons perdent vite leur fiabilité. Les écarts de résultats observés peuvent découler de définitions, de méthodes de collecte, de règles d’attribution ou de pratiques de rapport différentes, plutôt que de véritables différences entre les marchés. 1. Uniformiser les bases Il faut d’abord établir une stratégie globale pour tous les établissements et s’entendre sur les limites géographiques ou les territoires de desserte. La marque doit aussi adopter des définitions communes pour les prospects, les demandes de renseignements, les réservations, les rendez-vous, les ventes et les revenus, ainsi qu’une nomenclature de campagne, des périodes de rapport, des fenêtres d’attribution et des règles uniformes pour traiter les doublons, les annulations, les clients récurrents et les données manquantes. Ce n’est peut-être pas l’aspect le plus passionnant d’une stratégie de mesure, mais ces normes sont essentielles. Elles créent un langage commun dans le réseau et permettent de comparer les résultats des établissements avec plus d’assurance. 2. Relier tout le parcours client L’étape suivante consiste à réunir des données souvent gérées séparément. Les indicateurs marketing — portée, activité de recherche, trafic, nombre de prospects et coût par prospect ou par transaction — doivent être mis en relation avec les résultats d’affaires, comme les achats ou les prospects qualifiés, qui génèrent des revenus. Les données opérationnelles apportent une autre dimension essentielle. La disponibilité des rendez-vous, l’utilisation de la capacité, le délai de prise en charge des prospects, les taux de contact, les temps d’attente et les annulations peuvent expliquer pourquoi un niveau de demande marketing semblable entraîne des résultats très différents selon l’établissement. Les données commerciales — notamment la conversion des prospects en ventes, la valeur moyenne des transactions, les revenus, la rentabilité et, lorsque c’est pertinent, la valeur à vie de la clientèle — montrent ensuite si ces activités ont créé une réelle valeur pour l’entreprise. 3. Distinguer les activités de leurs retombées Une fois ces indicateurs reliés, les équipes marketing peuvent commencer à répondre à quatre questions distinctes : Activité : qu’a généré la campagne? Réaction : comment les clients ont-ils réagi? Conversion : dans quelle mesure l’entreprise a-t-elle bien donné suite? Effet incrémental : qu’est-ce qui s’est produit grâce au marketing et qui ne se serait pas produit autrement? C’est à ce moment que le cadre devient utile à la prise de décision. Un marché où l’engagement est élevé, mais la capacité limitée, a peut-être besoin d’une solution opérationnelle plutôt que d’investissements média supplémentaires. Un autre établissement, qui dispose d’une capacité suffisante mais où la demande est faible, pourrait au contraire bénéficier d’investissements marketing additionnels. Un cadre de mesure commun ne sert donc pas seulement à améliorer les rapports. Il donne aux équipes nationales et locales une vision partagée des résultats et les aide à déterminer où de nouveaux investissements peuvent stimuler la croissance, où l’exécution doit être améliorée et où des dépenses supplémentaires ne feraient qu’accentuer une contrainte existante. Ce que les équipes marketing peuvent faire dès maintenant Alors, la campagne marketing a-t-elle échoué, ou le réseau local n’a-t-il pas réussi à convertir? Parfois, la réponse se trouve du côté du marketing. Parfois, c’est l’exécution locale qui est en cause. Et souvent, les deux entrent en jeu. Pour les marques ayant plusieurs établissements, une meilleure approche consiste à combiner une stratégie nationale cohérente à une souplesse locale réfléchie, puis à relier les données média, opérationnelles et commerciales pour comprendre ce qui influe réellement sur les résultats. Cette visibilité permet de distinguer un problème de demande d’un problème de capacité, une occasion marketing d’un défi de conversion, et un marché qui justifie de nouveaux investissements d’un marché où la publicité ne ferait qu’amplifier une contrainte existante. Allier une stratégie nationale cohérente à une souplesse locale réfléchie. Chez DAC, nous aidons les marques ayant plusieurs établissements à relier leur stratégie nationale à l’exécution locale, aux données et à la mesure afin de repérer où la demande se crée et où de la valeur potentielle se perd. Grâce à une vision commune des résultats dans tout le réseau, les équipes marketing peuvent décider plus judicieusement où et comment investir pour soutenir la croissance.
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