Le nouveau rôle des médias sociaux : de la découverte de marque à la fidélité

13 avril 2026
Jessi Wood
16 minutes
Transcription

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Les médias sociaux ne servent plus juste à se faire connaître. Alors, à quoi servent-ils vraiment aujourd’hui? 

 

Dans cet épisode de Shift Happens, Nasser Sahlool reçoit Jessi Wood, stratège de contenu senior chez DAC, accompagnée de son cochon miniature Juice, pour parler de l’évolution du social vers un levier de connexion, de confiance et de fidélité. 

 

Au programme : la fin du contenu purement promotionnel, l’importance du contenu généré par les utilisateurs et des créateurs, et le rôle d’une voix de marque claire et constante. Ils expliquent aussi pourquoi il faut penser en écosystème plutôt qu’en publications individuelles. 

 

À retenir : aujourd’hui, les médias sociaux ne font pas que générer de la visibilité, ils façonnent la perception et donnent envie de revenir. 

  • Ce qu'il faut retenir
  • Le rôle du social dépasse la simple découverte

    Le rôle du social dépasse la simple découverte

    Les médias sociaux ne servent plus seulement à faire connaître une marque. Ils sont devenus un espace où les consommateurs évaluent, comparent et développent une relation de confiance.

  • La constance est plus payante que les tendances

    La constance est plus payante que les tendances

    S’appuyer uniquement sur les tendances peut générer de l’attention à court terme, mais ne construit pas de valeur durable. Les marques les plus performantes sont celles qui restent cohérentes et reconnaissables dans le temps.

  • Une stratégie sociale efficace repose sur un ensemble cohérent

    Une stratégie sociale efficace repose sur un ensemble cohérent

    Contenu généré par les utilisateurs, créateurs, contenu de marque et médias payants doivent être alignés. Ensemble, ils renforcent l’engagement et soutiennent la croissance à long terme.

Transcription de l’épisode

Nasser :

Bienvenue à Shift Happens. Je suis Nasser Sahlool. Aujourd’hui, je reçois Jessi Wood, stratège de contenu senior chez DAC. Jessi aide les marques à créer du contenu pertinent, humain et cohérent sur les médias sociaux.

Dans cet épisode, on explore comment le rôle du social a évolué au-delà de la simple découverte de marque. C’est maintenant un levier clé pour rendre une marque plus proche, renforcer la connexion et créer une fidélité qui transforme les abonnés en vrais fans à long terme. Bienvenue au podcast, Jessi.

Jessi :

Merci Nasser, je suis vraiment contente d’être ici.

Nasser :

Et Jessi, j’ai entendu dire que tu n’es pas venue seule aujourd’hui. Tu nous amènes un ami… une petite vedette?

Jessi :

Oui! J’ai ma propre star des médias sociaux. Voici Juice.

Nasser :

Oh mon Dieu.

Jessi :

Juice, c’est mon cochon miniature de huit mois, et il a déjà toute une communauté sur Instagram.

Nasser :

J’ai une réaction très positive juste en regardant sa face, mais je ne sais pas trop comment me sentir face au fait qu’un cochon est plus célèbre que nous deux réunis.

Jessi :

Je sais, je sais… je suis certaine qu’il va aussi nous ramener des vues aujourd’hui.

Nasser :

Absolument. Ça me fait quand même remettre en question certaines décisions de vie, de me faire dépasser dans ma carrière par un cochon… mais bon.

Jessi, plusieurs marques voient encore les médias sociaux comme un canal haut de l’entonnoir, un endroit pour gagner en visibilité. Mais aujourd’hui, on dirait que le social joue un rôle beaucoup plus important dans l’expérience de marque. Est-ce que c’est ça, le changement?

Jessi :

Absolument. Les médias sociaux ne sont plus seulement un endroit où les marques se font découvrir. C’est là que les gens décident si une marque est pertinente, humaine, et si ça vaut la peine de rester connecté avec elle. Et ça, c’est important, parce que les comportements ont changé.

Le social n’influence plus seulement la notoriété, il influence la connexion… et même les achats. Aujourd’hui, les consommateurs utilisent les plateformes à la fois comme moteur de recherche, comme plateforme d’avis et comme signal de confiance.

Nasser :

Donc, on parle vraiment de bâtir des relations et une préférence de marque?

Jessi :

Exactement. Les marques qui réussissent ne cherchent pas seulement des vues ou des abonnés rapides. Elles construisent de la proximité, des relations… et ultimement de la fidélité.

Nasser :

Intéressant. Revenons un peu en arrière. Où se situait le social dans l’arsenal des marques il y a quelques années?

Jessi :

Quand j’y pense, je pense surtout aux filtres Valencia et X-Pro… mais du point de vue des marques, pendant longtemps, les médias sociaux étaient une vitrine numérique.

On publiait des produits, des campagnes, parfois une tendance… mais c’était surtout à sens unique. La marque parlait, l’audience regardait, et le succès se mesurait en impressions et en nombre d’abonnés. C’était un canal de diffusion.

Nasser :

Donc une présence, mais une relation plutôt transactionnelle.

Jessi :

Exact. Les marques parlaient au lieu de connecter. L’objectif, c’était d’attirer l’attention, pas de créer un lien. Il fallait être présent, soigné, actif… mais ça ne veut pas dire créer une marque que les gens ont envie de suivre.

Nasser :

C’est pour ça qu’on voyait ces interactions un peu étranges entre marques sur l’actualité?

Jessi :

Oui, c’était souvent très aléatoire. Les marques sautaient sur des sujets pour participer à la conversation, sans vraiment se demander si ça faisait du sens pour elles.

Nasser :

Quand est-ce que ce changement s’est opéré?

Jessi :

Quand les médias sociaux ont cessé d’être juste un canal qu’on consulte, pour devenir un environnement dans lequel on vit. Ça a complètement changé les règles.

Aujourd’hui, on voit les marques entre deux messages texte, entre des memes, des recommandations, des nouvelles… tout est dans le même fil.

Donc le niveau d’exigence est plus élevé. On ne compétitionne plus seulement avec d’autres marques, mais avec tout ce qui capte l’attention.

Nasser :

Donc fini le contenu trop léché et promotionnel?

Jessi :

Exact. Il faut être relatable. Donner une raison aux gens de revenir, d’interagir, de converser avec la marque.

Nasser :

Tu as un exemple?

Jessi :

GoPro est un très bon exemple. Avant, c’était du marketing produit classique. Aujourd’hui, leur contenu repose surtout sur les utilisateurs, les créateurs, les défis communautaires.

Les gens ne font plus juste regarder la marque, ils y participent. En 2024, GoPro comptait plus de 53,6 millions d’abonnés et près de 5 milliards de vues YouTube en un an. Ce qui est intéressant, c’est comment ils ont construit ça, en intégrant leur audience dans leur histoire.

Nasser :

Donc le produit est toujours là, mais l’histoire va plus loin.

Jessi :

Exact. La marque devient quelque chose dont on veut faire partie.

Nasser :

Donc on passe de la visibilité au positionnement.

Jessi :

Oui. Et le positionnement, c’est une question de ressenti. Est-ce que la marque est reconnaissable? Cohérente? Distinctive? Est-ce qu’on a envie de continuer à la suivre?

Nasser :

Et ça change complètement la stratégie.

Jessi :

Exact. Ce n’est plus “qu’est-ce qu’on publie cette semaine?”, mais “quelle relation veut-on construire dans le temps?”

Nasser :

Et les marques confondent parfois pertinence et opportunisme.

Jessi :

Oui, et ça se voit tout de suite. Suivre toutes les tendances peut générer de l’attention, mais ça ne bâtit pas la confiance. Les marques qui réussissent sont cohérentes, même quand elles sont ludiques.

Nasser :

Comment ça se traduit dans le contenu?

Jessi :

Avec un mix. Le contenu généré par les utilisateurs est clé, parce qu’il montre la marque dans la vraie vie. Les créateurs aussi, parce qu’ils apportent crédibilité et compréhension des plateformes.

Et bien sûr, le contenu de marque reste essentiel pour la voix et la cohérence.

Nasser :

Donc on parle d’un système, pas de contenus isolés.

Jessi :

Exactement. Les meilleures marques construisent un écosystème. Duolingo est un bon exemple. Ils misent sur le divertissement et le UGC. Leur campagne “Dead Duo” a généré 1,7 milliard d’impressions organiques en un trimestre.

Nasser :

Impressionnant.

Jessi :

Oui, et ça fonctionne parce que les gens se sentent impliqués.

Nasser :

Mais est-ce que ça marche pour des marques moins “fun”?

Jessi :

Oui. DAC a accompagné une marque dans une catégorie peu engageante. En collaborant avec des créateurs pertinents, ils ont dépassé les benchmarks en 8 mois. Avec du média, ils ont atteint plus de 90 millions de vues et un taux d’engagement 18 fois supérieur.

Nasser :

Donc il y a de l’espoir pour tout le monde.

Jessi :

Exactement.

Nasser :

Et le rôle du média?

Jessi :

Une bonne stratégie organique est la base. Ensuite, le média amplifie. Ensemble, ça permet d’atteindre de nouvelles audiences que l’organique seul ne toucherait pas.

Nasser :

Donc les deux travaillent ensemble.

Jessi :

Toujours. C’est complémentaire.

Nasser :

Qu’est-ce que les marketeurs doivent retenir?

Jessi :

Trois choses.
Un : arrêter de mesurer le social uniquement en visibilité.
Deux : s’adapter aux usages réels des plateformes.
Trois : penser en écosystème, pas en publications isolées.

Nasser :

Donc le vrai changement, c’est que le social ne crée plus seulement de l’exposition, mais des attentes.

Nasser :

Passez à l’action. Suivez Shift Happens, laissez-nous un avis et partagez l’épisode avec votre équipe. Pour toute question, écrivez-nous à shifthappens@dacgroup.com.

Jessi et Juice, merci d’avoir été avec nous.

Jessi :

Merci beaucoup, c’était super le fun!

Nasser :

Merci d’avoir été à l’écoute. Je suis Nasser Sahlool.

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Jessi Wood

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Nasser Sahlool

Nasser Sahlool

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