Filter By
COVID-19 Centre d’Analyses Design Digital Media Gestion de la Présence Locale Nouvelles Perspectives stratégiques SEM SEO Stratégie de Contenu
Le digital va vite. On va encore plus vite.
Abonnez vous à notre newsletter mensuelle pour ne manquer aucun de nos nouveaux articles, vidéos, livres blancs, évènements, et bien d’autres. Vous pouvez vous désabonner quand vous le souhaitez. Pour plus d’informations, consultez notre politique de confidentialité.
Revue du Podcast : 4 prédictions sur la mort du site web

Revue du Podcast : 4 prédictions sur la mort du site web

jeudi, avril 29, 2021
David Welsh

Les cabines téléphoniques. Les disquettes. Les cassettes VHS. MySpace. Les innovations sont toujours considérées comme un progrès abouti, inégalable, et puis finalement elles deviennent toutes ou presque très vite obsolètes. Regardez-les maintenant : poussiéreuses, lointaines, décrites uniquement dans le langage sépia de la nostalgie.

Mais le site web est différent, non ? Comment Internet pourrait-il même exister sans site web ? Et bien, il est temps de se mettre en selle et de nous rejoindre dans notre quête périlleuse vers l’avenir pas si lointain du digital. Préparez-vous.

  1. Oui, sans blague : l’avenir sans site web est déjà à nos portes

    Lorsque la recherche vocale était la grande nouveauté (avec Google Glass et les nombreuses itérations d’Alexa et Siri), les internautes se sont soudainement rendu compte qu’ils avaient tellement de façons différentes d’obtenir des informations ou même d’effectuer des achats (réalité augmentée, applications, réseaux sociaux, voice) sans même avoir à consulter un site web conventionnel.

    Ce changement a conduit à une architecture de longue date orientée service (la technologie qui alimente le net) devenant de plus en plus indépendante des APIs et des services web pour transférer les informations d’un point à un autre. À leur tour, les systèmes de gestion de contenu découplés et les plates-formes basées sur les APIs prennent désormais de l’importance. Ces outils sont en fait des référentiels de données, stockant le contenu présenté et consommé par les utilisateurs sur un système complétement séparé (par exemple social). Au lieu d’une méthode de publication « Push » conventionnelle, les créateurs préparent et taguent le contenu qui est ensuite « pulled », envoyé dans l’écosystème et diffusé.

    Dans la pratique, il pourrait s’agir d’une marque mettant à disposition des types de contenu spécifiques via un appel API. Ce contenu va ensuite partout où il est nécessaire, y compris les points de terminaisons décentralisés et distribués tels que les kiosques de vente au détail, les écrans des pompes à essence et les résultats de recherche vocale. Cette liste de points de terminaison potentiels est vaste et n’inclut pas nécessairement les sites web.

  2. Un géant de la recherche pour les gouverner tous

    Peut-être sans surprise, Google semble avoir un intérêt direct dans la disparition du site web. Après tout, ils ont déjà supprimé le clic autant que possible, offrant des expériences utilisateurs complètes grâce aux résultats sur Maps, au Knowledge Pannel, et aux extraits de sites web. C’est la ligne directrice de Google depuis un certain temps déjà. Mais pour quelle raison?

     Seattle, États-Unis - 4 février 2020: Un panneau de signalisation à sens unique par le nouveau bâtiment de Google dans la région de South Lake Union en fin de journée.

    D’une part, il doit y avoir une incitation financière pour le géant de la recherche. Il est connu pour monétiser les impressions et les interactions (même si ces fonctions sont initialement fournies gratuitement) et peut finalement devenir l’intermédiaire dans chaque transaction imaginable.

    D’un autre côté, Google peut avoir des intentions altruistes. Si la vitesse et l’UX sont vraiment au cœur des décisions de Google (voir : Accelerated Mobile Pages, ou AMP) alors pourquoi ajouter un autre clic ? N’est-il pas plus pratique pour les utilisateurs d’effectuer leurs tâches sans jamais avoir à cliquer sur un site complétement distinct qui peut ne pas répondre à leurs besoins ?

  3. Le contenu sera montré là où il est nécessaire

    Les médias loués ne sont pas des médias détenus. Dépendre entièrement des points de terminaisons plutôt que de votre propre site web signifie que vous êtes instantanément et complètement à la merci de celui qui en est en charge et, comme nous le savons, Facebook, Instagram, Amazon et d’autres n’ont aucun scrupule à rivaliser avec leurs propres annonceurs.

    Pourtant, même sans posséder vos propres médias, vous possédez et contrôlez toujours ce que vous diffusez dans ce monde. Vous créez toujours des messages, affinez le contenu et collectez des informations. Votre vraie force, c’est que vous contrôlez votre contenu. Vous n’avez plus à attendre que les gens viennent à vous ; votre marque va là où elle est nécessaire et attendue.

     GIF animé montrant comment les annonces responsives sur le Réseau de Recherche (RSA) sont générées

    Credit: Google

    En tant que telles, les Responsives Search Ads de Google (RSA) (désormais, le format par défaut,) pourraient bien s’avérer être un avant-goût du futur. Les annonceurs transmettent les données à Google, qui lance ensuite la bonne publicité au bon internaute sur le bon canal en fonction des données de ciblage qu’il aura identifiées. Un futur sans site web suivrait le même principe à une échelle beaucoup plus grande, avec du contenu généré par les marques et diffusé ad hoc dans l’immensité du réseau.

  4. Préparez-vous à l’uniformisation des plateformes

    Pour les entreprises n’appartenant pas au CAC 40, pouvoir ainsi simplement diffuser son contenu vers une multitude de plateformes numériques leur assurera une visibilité inédite, qu’ils n’auraient jamais obtenue par le simple jeu des campagnes redirigeant vers leur site.

    En fait, le meilleur exemple que nous pourrions en donner est celui de Google My Business, que nous connaissons bien. Il permet aux internautes non seulement de localiser ce qu’ils cherchent, mais également de voir la fréquentation en temps réel d’un magasin, de réserver une table ou d’interagir directement via une fiche. Les marques n’ont plus à investir dans l’infrastructure ou les widgets de leur site web. L’uniformisation des plateformes pousse les marques à admettre de renoncer à leurs chasses gardées, car le jeu en vaut la chandelle.

    En résumé, Google semble vouloir à l’avenir monétiser des aspects particuliers de Google My Business. Mais Facebook a fait la même chose, ce qui s’est avéré être un business model fiable (rendre accros puis faire monter les prix). En fin de compte, les facteurs macro-économiques détermineront si les mêmes effets auront les mêmes causes. Si suffisamment de personnes sont disposées à payer, alors ce sera payant. Si cela devait plutôt être gratuit, alors ce serait gratuit. L’équilibre se fera seul.

Les marques devraient-elles toujours investir dans des sites internet en 2021 ?

Pour faire court, oui. La mort du site web est annoncée depuis un certain nombre d’années maintenant, mais est-ce pour tout de suite ? Non. L’année prochaine ? Non. Un jour ou l’autre ? Oui, mais les changements d’infrastructures prennent du temps. Contrairement à la disparition du 3rd party cookie, Google et d’autres acteurs majeurs ne peuvent tout simplement pas arrêter d’héberger des sites web, car peu de marques sont prêtes à sauter ce grand pas dans le vide. Cela prendra au moins plusieurs années, et même dans ce cas ce sera la mort du site web tel que nous le connaissons, pas un évènement d’extinction de masse.

Découvrez l’histoire complète dans notre épisode apocalyptique.

Abonnez-vous à notre newsletter et prenez une longueur d’avance !
x
Obtenez un accès exclusif à de nouveaux articles, vidéos, livres blancs, évènements et bien plus encore ! Désabonnez-vous à tout moment. Pour plus d’informations, consultez notre politique de confidentialité.